Un cantique des patrouilles pour endormir mini teuteu

Il est 22h30 ou presque. L’heure du prochain bib’ n’est pas loin. Mini teuteu s’énerve un peu. Ses parents ont soudainement envie de lui chanter une chanson. J’entonne le cantique des patrouilles…

1er couplet

Seigneur, rassemblés près des tentes
Pour saluer la fin du jour,
Tes fils laissent leurs voix chantantes
Voler vers Toi, pleines d’amour :
Tu dois aimer l’humble prière
Qui de ce camp s’en va monter,
O Toi, qui n’avait sur la terre
Pas de maison pour t’abriter !


Refrain

Nous venons toutes les patrouilles,
Te prier pour Te servir mieux,
Vois au bois silencieux,
Tes scouts qui s’agenouillent!
Bénis les, ô Jésus dans les Cieux !

2nd couplet

Merci de ce jour d’existence
Où Ta bonté nous conserva ;
Merci de Ta sainte présence
Qui de tout mal nous préserva.
Merci du bien fait par la troupe,
Merci des bons conseils reçus,
Merci de l’amour qui nous groupe
Comme des frères, ô Jésus.


Refrain

3ème couplet

Nos cœurs ont-ils perdu Ta grâce ?
Pardonne encore à nos erreurs ;
Seigneur, que Ta clémence efface
Les péchés de Tes éclaireurs.
Et que rempli de l’allégresse
D’avoir répété son serment,
Chacun s’endorme en la promesse
De Te servir fidèlement.

Derrière ses paroles, dont certains penseront « mais qu’est ce qu’est c’est que ces bondieuseries », se cache un moment partagé des centaines de fois. Un peu avant le coucher, réunis autour du feu, croisant les mains (la main gauche par dessus la droite, tenant la main de ses voisins), imaginez un cercle de louveteaux (ça marche aussi avec des éclaireurs) chantant ces couplets. Au delà de la prière (sur ce point, chacun voit midi à sa porte), c’est un instant de partage, un moyen de faire baisser la pression.

Bien évidemment, derrière toutes ces belles paroles, vous imaginez le nombre de fois où il nous a été impossible de garder notre sérieux. Bref, on a poussé la chansonnette à une mini teuteu super attentive. Une future louvette ?

Ce que la parentalité change…

Depuis quelques semaines, on vit à trois. Notre nouvelle coloc’, du haut de ses presque 1 mois et demi, est plutôt sympa. Elle est de plus en plus bavarde (enfin léger quand même le bavardage, la plupart du temps c’est plutôt des pleurs), elle est glouton, elle dort beaucoup aussi (enfin seulement le week end, quand la team est au complet. Apparemment, c’est un peu plus tendu la semaine…).

Cette nouvelle vie à trois avec mini teuteu nous apporte énormément de joie. Et grand con que je suis, un soir où elle ne voulait pas dormir, je lui ai raconté l’histoire de sa naissance (non pas les détails graveleux d’une chaude nuit d’été, mais plutôt les 48 heures qui ont précédé son arrivée). Et plus je déroulais le récit, plus je sentais l’émotion monter. Jusqu’au moment où je suis revenu dans le salon les yeux plein de larmes pour dire à Marie que la ptite dormait à poings fermés (imaginez vous la scène, sur le coup, elle a du se demander ce qu’il se passait). Chaque jour est différent du précédent (je reste dans les poncifs du genre. J’en sortirai d’autres : après la plui vient le beau temps,…). Et comme diraient nos amis Lofteurs : C’est que du bonheur !

Mais cette nouvelle vie à trois ne doit pas nous faire oublier l’ancienne (NdA : quand on était que deux). Depuis que nous sommes rentrés à la maison, on a essayé de reprendre doucement des relations sociales. Evidemment, pour la famille et les copains, il y en a que pour mini teuteu. Alors, on répond aux demandes (« vous êtes là ce week end ? »), on lance des invitations (« vous voulez passer voir Poupette ce week-end ? »), on met (temporairement) le « PDA du samedi » en stand-by (NdA : j’apprécie énormément que ces rendez-vous perdurent même en mon/notre absence). Mais c’est quand même plus pareil…

Dans le regard de nos amis, on est des parents à présent. Ceux qui ne peuvent plus venir boire des coups au pied levé un soir de la semaine. Ceux qu’on ne peut plus appeler à la tombée du jour, parce qu’on passe dans le coin et qu’on monterait bien leur claquer la bise.

Vendredi soir, un couple d’amis à la maison. Mini teuteu n’en a fait qu’à sa tête. Impossible de passer une soirée tranquille. Il n’y en avait que pour elle.

Aujourd’hui midi, PDA@home avec les copaings. Mini teuteu plustôt cool, gros dodo, arrivée en guest star… mais au moment de tous décoller (direction la FNAC), des cris retentissent dans la nuit dans l’entrée. Et ouais, c’est l’heure du biberon gros ! Tant pis, pas de passage à la FNAC avec Pat (on y est quand même allés après).

Bref, avant d’être rejoints par nos potes dans l’aventure (merveilleuse) de la parentalité, on se sent un peu en décallage et on regrette parfois les invitations qu’on a lancé (imaginez vous… vous invitez des amis, pour finalement ne pas leur accorder du temps et faire la navette entre le salon et la chambre de l’héritière). On vit un décalage un peu inconfortable.

Mais enfin, l’essentiel, c’est qu’on soit heureux avec mini teuteu. Et si nos amis en sont vraiment, j’espère qu’ils comprennent et excuseront notre indisponibilité (temporaire les gars, c’est l’histoire de 10-15 ans maxi).

Et pour finir, j’ajouterai (parce que c’est bon pour mon référencement paraît-il 😉 ) : dîtes à nicolas sarkozy que si hadopi passe on pourra plus télécharger du pr0n de britney spears.

Le lifestream de mini teuteu…

ça fait un mois qu’un petit bout partage notre quotidien (et nos nuits !). Mon congé de paternité vient de s’achever. Durant quinze jours, mon rythme a été le suivant :

  1. dodo,
  2. couche,
  3. biberon,
  4. câlin (une fois ici, reprenez à l’étape 1)

Voici un petit billet pour partager avec vous l’une de ces journées magiques…

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On a acheté les photos de Poupette…

A J+1 après la naissance de Poupette, nous avons reçu la visite du photographe officiel de la « mater » (« mater » : pour l’internaute non primipare, il s’agit de la maternité, soit l’endroit où sont livrés les bébés. Note : les délais de livraison sont proches de ceux de cdiscount).

Bref, la paparazzi s’invite dans la chambre, se jette sur l’enfant chérie et le flash commence à crépiter. Le photo call terminé, elle s’enfuit, nous laissant les yeux écarquillés et surtout nous remettant un « bon pour une photo offerte par la maternité ». Un de ses sbires prendra contact avec nous dans les prochaines 48 heures.

48 heures Un mois plus tard, nous recevons la visite de Primaphot (le leader de la photo en maternité). On nous montre la photo offerte (cool !), puis on nous présente les éléments du « pack naissance », soit deux albums, 3 cadres et un accès d’un an au service en ligne. Peu conquis par les deux derniers items, nous sommes en revanche séduits par les clichés.

Pour l’anecdote, mon malheureux Canon 450D en main, j’ai tenté de prendre des photos en même temps que la photographe de Primaphot (elle-même équipée d’un 50D). « Y’a pas photo », les miennes sont moins chouettes (et peut-être moins retouchées). Bref… combien ?

Commencent alors les tractations, dignes des plus belles négociations avec des preneurs d’otages. Finalement, nous réussissons (presque) à dealer ce que nous voulions (tant pis pour le CD Rom). Nous achetons donc la dizaine de photos prises à J+1… à prix d’or. Pas de montant ici (il n’y en a pas il me semble sur le site de Primaphot, donc pas de spoiler, je laisse plâner le mystère pour les jeunes parents).

Bilan de l’opé…

Ok, ça nous a coûté (un peu) cher. Ok, on a pas eu le CD Rom. Mais, quand même, qu’est ce que ces photos sont chouettes ! donc, à tous les primipares (et aux autres aussi), osez Primaphot (ou bien tout autre photographe qui passe vous voir) si, comme moi, vous n’avez pas ou le matériel adéquat, ou le talent pour prendre ces clichés.

PS : « primipare », c’est mon nouveau mot du jour. Allez, encore 2 fois et je l’aurai utilisé une vingtaine de fois aujourd’hui 🙂

Nombril rouge et visite chez le médecin…

Depuis ce week-end, on trouvait bébé un peu ronchon. A priori, les visites d’amis ont bousculé un peu son rythme. Nous nous sommes un peu plus inquiétés en découvrant que tout autour de son nombril, mini teuteu était toute rouge.

Visite chez l’homme médecine (qui est assez fan de mini teuteu, et qui prend un malin plaisir à faire peur au papa en lui faisant faire le petit singe). Diagnostique : petite inflammation car le nombril s’est refermé trop vite. Rien de grave, mais à surveiller si la prescription n’y change rien d’ici quelques jours.

Quand les parents s’inquiètent…

Bizarre, Poupette ne veut pas dormir. Du haut de ses 18 jours, ça n’a pas l’air d’un caprice ou de l’envie irrésistible de mater avec nous How I met your mother. Bizarre, car dans les bras de sa môman ou de son pôpa, pas de problème, c’est dodo time. En revanche, une fois placée dans son lit, au bout de quelques minutes, ce sont des pleurs et des petits cris que le Baby Call nous restitue.

Alors on s’inquiète. On se demande ce qui ne va pas. Et Poupette ne nous aide pas à la comprendre. Et que fait un papa qui s’inquiète parce que sa puce ne veut (peut?) pas dormir. Il blogue pendant que la maman porte la puce. Il cherche sur les forums, essaie de trouver la réponse grâce aux sites dédiés aux jeunes parents. Et là, c’est presque pire que tout. Consulter un forum de discussion pour (tenter de) savoir ce que peut bien avoir Poupette, c’est risque de faire une crise d’hypocondrie par procuration (je ne sais pas si l’expression veut dire quelque chose, mais en gros, c’est trouver tous les maux de la terre à son bébé).

Poupette s’est endormie sur le ventre de sa maman. Demain, nous appelerons notre médecin pour lui rendre une petite visite (et finalement peut-être être rassurés sur sa bonne santé 🙂 ).