Le principe de Peter…

« tout employé tend à s’élever à son niveau d’incompétence »

voilà ce qu’il faut retenir de ce livre de poche écrit par Laurence Peter et Raymond Hull, lequel brosse en un peu moins de 200 pages un édifiant tableau de l’organisation en entreprise.

Une lecture rapide, plutôt drôle, dont on se demande où s’arrête le propos scientifique et où commence le délire satirique  (les différents dossiers d’étude présentés me laissent à penser qu’on part souvent dans un délire plus tout à fait scientifique).

Je vous invite à approfondir le principe de Peter avec la défoliation hiérarchique, mais surtout avec le corollaire de Peter, je cite :

« Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d’en assumer la responsabilité. »

Si vous n’êtes pas fans de lecture « papier », il existe une page Wikipedia qui explique le Principe de Peter. Une question s’impose à présent : avez-vous atteint votre niveau d’incompétence ?

J’étais garde du corps d’Hitler…

Je viens d’achever la lecture du livre J’étais garde du corps d’Hitler, écrit par Nicolas Bourcier et paru aux éditions du Cherche Midi. Ce livre est le fruit des entretiens accordés par Rochus Misch au journaliste. Rochus Mish raconte comment il est entré dans la Leibstandarte Adolf Hitler comme garde du corps et téléphoniste du Führer.

De son intégration après son service militaire jusqu’à ses années de détention en Russie après la fin de la guerre, Rochus Mish détaille son quotidien à la chancellerie et – ce qui est le plus « dérangeant » – décrit les relations quotidiennes avec Adolf Hitler. Rochus Misch dit ne pas s’intéresser à la politique, soulignant qu’il n’a jamais été membre du NSDAP. Il voue pourtant une admiration pour Adolf Hitler, qu’il « accompagnera » jusqu’à son suicide dans le Führerbunker.

J’ai hésité avant d’acheter ce livre lorsque je me trouvais à la FNAC. La lecture de ce livre s’apparente-t-elle à de la curiosité malsaine ? Ce qui est le plus troublant c’est que Rochus Misch dit ne jamais avoir eu connaissance des exactions nazies, de l’existence des camps, alors même qu’il faisait partie du cercle proche du Führer. Autre élément qui m’a mis assez mal à l’aise, c’est le portrait d’Adolf Hitler, lequel est dépeint comme un homme courtois, bon pour ses hommes, sensible… bref, un homme normal, très loin de l’image du bel enc*** que j’ai du personnage.

Au final, je ne sais pas quoi penser de ce récit. Rochus Misch humanise le pire criminel de l’Histoire, dit ne rien savoir de l’atrocité de la Seconde Guerre Mondiale. Quelle est la crédibilité à porter à ce témoignage ? Quelle est sa valeur ?

L’open space m’a tuer…

Juste après la lecture de travailler avec des cons, j’ai enchainé sur celle de l’open space m’a tuer de Alexandre des Isnards et Thomas Zuber. Ces deux jeunes cadres dynamiques de trente quatre ans expliquent en début d’ouvrage qu’à la suite de mails internes l’idée de rassembler ces différents témoignages à germer dans leur esprit. Assez rapidement, leurs amis, et les amis de leurs amis,… leur ont envoyé d’autres anecdotes. Forts de nombreux contenus, les auteurs ont publié cet essai de 211 pages quasiment jour pour jour l’an dernier.

Avant toute chose, il nous faut rappeler ce qu’est l’open space. La traduction littérale de cette locution nominale (espace ouvert) nous renseigne déjà beaucoup. A l’inverse des bureaux individuels ou partagés, l’open space offre la possibilité aux collaborateurs de partager sur un même plateau les discussions, appels, coups de gueule de tout un chacun. Car si les gourous de la productivité, de l’organisation tendance feng shui peuvent soutenir dans baisser le regard qu’un open space permet une meilleure circulation des flux d’énergie, c’est aussi un moyen d’autosurveillance et d’autorégulation (comme l’expliquent les auteurs).

L’open space m’a tuer se découpe en courts chapitres traitant chacun un épisode de la vie en entreprise, illustré par le vécu d’une personne dont seul le prénom aura été changé pour protéger son identité. Parmi mes chapitres préférés :

  • Le nouveau wording : qui nous met sous le nez tous nos tics de langages (« je reviens vers toi »), les abréviations (fyi, asap, eod,…), les anglicismes (feedback, time sheet et autres monitoring et reporting) utilisés à tort et à travers.
  • Fesse book : ou comment travailler son personal branding à travers ce réseau social
  • Crackberry : le mail de ce siècle je pense
  • Time shit : si drôle mais si vrai 🙂
  • L’économie de la stagiaire : car on est tous passés par là
  • et bien d’autres

Sur la presque trentaine de chapitres, on se reconnait ou on reconnait des situations vécues plus ou moins récemment. Le cadre est toujours celui d’une boite de com ou de conseil (dont les noms ont été eux aussi changés : FullSex, Business & Incisions,…). Finies les élucubrations théoriques (et pas très claires) de Travailler avec des cons. Ici, les auteurs sont pragmatiques. On est dans l’opérationnel avec pour chaque chapitre le cas d’un collaborateur soumis au stress, à la compétition interne,… Et bien que le tableau dépeint soit un peu sombre, tout ça c’est « pour de rire » (ou pas).

Je recommande vivement cette lecture facile et drôle.

Présentation de l’éditeur
Ils ont fait de bonnes études, occupent des postes à responsabilités dans des entreprises prestigieuses, auront demain les clés de l’économie française… et pourtant, les jeunes cadres sont au bord de l’explosion. Dans les années 1980, ils étaient prêts à tout pour réussir. Aujourd’hui, ils prennent leurs RTT, refusent des promotions et pensent que la vraie vie est ailleurs. Fin des hiérarchies, tutoiement, flexibilité, mobilité, nouvelles technologies : sur le papier, les nouvelles méthodes de management font rêver. Mais passé l’enthousiasme des premières semaines, elles carbonisent vite les jeunes recrues. Tendinite du BlackBerry, malaises vagaux dus au stress, manque de reconnaissance d’une jeunesse en « mode projet », départs pour des ONG de surdiplômés : dans des saynètes truculentes, on découvre les souffrances et les désillusions de la génération open space. Jusqu’à présent, elle continuait à faire bonne figure. Avec ce livre, elle décide d’ôter le masque

Travailler avec des cons…

Non il ne s’agit pas d’un coup de gueule contre mes colègues (impossible, ce sont des anges), mais plutôt d’une de mes dernières « lectures du métro » (entre ça, jouer avec une DS, regarder un épisode d’Eureka sur l’iPhone, l’objectif est toujours de se couper des autres, malgré la forte proximité des heures de pointes).

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Tribulations d’une caissière

Acheté lors d’un de mes (trop) nombreux passages à la FNAC, Les tribulations d’une caissière est le récit du quotidien d’Anna Sam, jeune diplômée d’un bac+5 n’ayant pas trouvé de job dans sa branche et qui, pour subvenir à ses besoins, devient « hôtesse de caisse » dans un hypermarché.

De l’entretien d’embauche au dernier jour, l’auteur du (très bon) blog caissierenofutur dépeint les différentes typologies de clients : le client sympa accroché à son téléphone (« sympa » car il dit bonjour, lui !), les clientes bon plans, les spécialistes de l’ouverture, ceux qui se laisseraient enfermer dans le magasin…

Ce bouquin d’environ 200 pages se lit en une sieste. On rit (mais on ne se moque pas). Et on finit par découvrir l’histoire de ce livre et de la célébrité soudaine de Anna. Une carrière d’écrivain semble s’ouvrir à elle  (« Conseils d’amie à la clientèle », le deuxième livre est paru le 10 juin 2009).

Reste à savoir jusqu’à quand l’univers impitoyable de la grande distribution fera recette et à espérer que Anna Sam fasse recette et puisse vivre de cette nouvelle passion.

Effectivement, une fois le livre refermé, on ne voit plus la ligne de caisses de la même manière, on fait son autocritique et on se promet d’être irréprochable à l’avenir.

A lire, si le blog vous a plu, ou si vous êtes en vacances et que vous souhaitez une lecture facile (pour changer un peu des BD).

[Passe-plat] Les Humanoïdes Associés s’allient avec Ave!Comics…

…pour publier en exclusivité 20 séries phare sur mobiles !

Les Humanoïdes Associés, l’éditeur qui révolutionna la bande dessinée de science-fiction dans les années 1970, se propulsent dans le mode de lecture du futur.

Grâce à la technologie innovante d’Ave!Comics, vingt séries cardinales du catalogue des Humanoïdes Associés seront désormais disponibles sur téléphones portables.
Dès ce mois-ci, il sera possible d’emmener dans sa poche l’incroyable saga SF de L’Incal, les délires méchamment drôles des Rat’s ou l’univers tendre et cruel d’Henriette.

La publication de ces séries majeures sur mobile est l’occasion pour les Humanoïdes Associés de toucher un nouveau public et de faire redécouvrir son catalogue à travers un nouveau type de lecture moderne et accessible à tous.
La solution d’Ave!Comics permet en effet une lecture dynamique : grâce à des effets de zoom et de transitions, la lecture sur téléphones portables devient une expérience unique et ludique.

Dès ce mois-ci, vivez la révolution numérique en découvrant ou redécouvrant le meilleur de la bande dessinée sur mobile !

Okko : le cinquième tome vient de sortir (cycle de l’air, I)

Le dernier tome d’Okko, le rônin chasseur de démons, est paru il y a peu. Okko est toujours accompagné du moine ivrogne et de son disciple et de Noburo, son compagnon mi-homme mi-démon.

Okko et son équipe se rendent au chevet de la fille de dame Mayudama, laquelle semble possédée par un esprit maléfique. Les médecins se sont rendus à son chevet en vain, et Okko est son dernier espoir. Alors qu’une invocation du moine semble sortir la jeune fille de son mutisme, le rônin est pris dans un duel d’une violence sans nom…

Le cycle des Robots 5 : Les robots de l’aube

Je continue de parfaire ma culture SF avec la lecture du Cycle des Robots d’Isaac Asimov. Après avoir dévoré Fondation, j’ai suivi avec enthousiasme les aventures du Docteur Susan Calvin dans les deux premiers tomes du Cycle des Robots (mettant en scène les trois lois fondamentales de la Robotique, à savoir :

1. Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni en restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger.

2. Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi.

3.Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la seconde loi.)

Puis, avec une certaine appréhension (car on passe du format « nouvelle » à celui de roman), j’ai suivi les premières aventures de l’inspecteur Elijah Baley. Les robots de l’aube constitue le cinquième tome du cycle des Robots.

L’histoire en bref…

Après avoir résolu l’affaire de meurtre sur Solaria (cf. Face aux feux du Soleil, du même auteur), Elijah Baley a atteint le grade C-7, lui offrant toujours plus de confort. Il profite de ses nouvelles prérogatives pour consituer un petit groupe de résistants qu’il mène à la découverte de l’Extérieur (en vue d’une prochaine migration vers un des mondes extérieurs). L’enquête menée sur Solaria a été adaptée en une sorte de téléfilm diffusé sur Terre et sur l’ensemble des mondes Spatiens, faisant de l’inspecteur Elijah Baley un être renommé…

Elijah Baley est une nouvelle fois convoqué pour tenter de résoudre un crime (insoluble) et encore une fois l’avenir de la Terre est entre ses mains. Bien entendu, s’il échoue, il sera tenu pour seul responsable. Dans le cas contraire, la gloire rejaillira sur tous. Vous voyez le genre… A la différence des deux premières enquêtes de l’inspecteur, c’est un robot qui cette fois a été « assassiné ». « Assassiné » ou mis hors service, question de point de vue. En tout état de cause, ce gel mental pose problème. La « victime » est un robot humaniforme (tout comme R Daneel Olivaw), au service de Gladia Delmarre, la Solarienne qui avait fait tourner la tête d’Elijah dans Face aux feux du Soleil.

Le problème est que seul un roboticien de très très haut niveau aurait pu déclencher ce gel mental. Or le seul capable est le Docteur Fastolfe, le créateur du Jander (le robot « assassiné »). Commence alors l’enquête d’Elijah Baley, accompagné de Daneel Olivaw et un autre robot de Fastolfe…

Les robots de l’aube ont fait l’objet en 1984 d’une adaptation par Epyx sur Commodore 64.

Un rapide avis…

On met un peu de temps à rentrer dans l’histoire, qui semble d’ailleurs avoir un petit goût de déjà vu. Mais, si on tient, les robots de l’aube vaut vraiment le coup d’oeil 🙂

Dune 3 : L’aventure de Paul Muad’ Dib continue…

Je viens de terminer Le Messie de Dune, le troisième roman du cycle de Dune de Franck Herbert. Après être venu à bout des Harkonnen, de l’empereur et de ses Sardaukars, Paul Usul Muad Dib Atreides n’a pu empêcher le Jihab. Après de longues années de guerre, les Fremens ont conquis l’univers, au nom de Muad Dib. Ce dernier est l’objet d’un complot du Bene Gesserit, du Bene Tleilax et de la Guilde Spatiale, lesquels convoitent la fameuse épice, permettant une fois ingérée de voir l’avenir.

Les ennemis de l’empereur tentent alors de se servir de vétérans Fremen ayant appartenu aux forces d’élite. Duncan Idaho est de retour sous la forme d’un ghola. Chani ne peut tomber enceinte car elle est régulièrement empoisonnée par la princesse Irulan. Et au milieu de toutes ces intrigues, Paul et ses visions du futur…

J’ai trouvé ce troisième roman un peu indigeste par rapport aux deux précédents (qui ne forment qu’un). Les différentes intrigues sont entremêlées, l’action laisse place à la politique. Selon Stan, le prochain tome, mettant en scène Leto, est plus rythmé et je devrais sans nul doute le préférer au Messie de Dune.