Étiquette : notions

J’ai retrouvé un cours reçu en Sorbonne il y a quelques années maintenant. Je vous livre ici les notes prises à l’époque (et tapées sur mon 386 de l’époque, 4 Mo de Ram et lecteur de disquettes 3,5).

Culture d’entreprise :
Modèle complexe de croyances, d’espérances et de comportements partagés par ses membres. Ses principaux éléments sont : les mythes, les rites, les valeurs dominantes et la philosophie de l’entreprise.

Les mythes :
Histoires que l’on raconte au fil des ans dans l’entreprise. Elles rappellent des moments forts de son histoire, les périodes héroïques. Souvent, elles font référence à des meneurs charismatiques. Elles peuvent aussi être liées à l’activité.

Rites/valeur/philosophie :
Pratiques habituelles dans l’entreprise, réglées d’une manière invariable et à haut pouvoir symbolique. Éléments de référence qui orientent le travail au quotidien (travail bien fait, qualité du produit, innovation, excellence,…). Ensemble des idées qui orientent la politique de l’entreprise à l’égard du personnel et des clients.

J’ai soudainement une « remontée » de mes cours de Master, concernant l’histoire des techniques. Sujet intéressant. Pour mémoire, une technique est un « procédé connu, dont le résultat est connu d’avance et qui a une finalité humaine et une réalisation sociale ».

L’important, c’est ce que la société fait comme choix et pas ce qu’elle invente (dimension sociale).

Selon Jacques Ellul, la technique est devenue un système, c’est-à-dire « […] un ensemble d’éléments en relation les uns avec les autres de telle façon que toute évolution de l’un provoque une évolution de l’ensemble et que toute modification de l’ensemble se répercute sur chaque élément ». Ainsi, il explique que « […] la technique n’avance jamais en vue de quelque chose, mais parce qu’elle est poussée par derrière [et que] le technicien travaille parce qu’il a des instruments qui lui permettent de réussir telle opération nouvelle ». De son avis, l’intervention humaine est devenue secondaire, renvoyant inéluctablement le technicien à un rôle instrumental.

L’innovateur peut ne pas être l’inventeur d’une technique. Mais c’est celui qui diffuse l’invention (la commercialise,…). L’innovateur est celui qui donne l’impulsion. C’est également celui qui fait de la création sociale, en ce sens qu’il ajuste son produit jusqu’à ce qu’il corresponde à une utilisation grand public. L’innovateur est celui qui développe et qui fait connaître l’invention. Il a plus ou moins le rôle d’un marketeur (cf. Bill Gates).

L’alimentation

L’alimentation est l’ensemble des techniques, des comportements, des organisations qui permettent d’apporter de quoi manger.

L’agriculture est un domaine très vaste. Ce sont les progrès des activités agricoles qui ont permis de libérer la population (qui est partie travailler dans les secteurs secondaires et tertiaires).

Trois phases :
1. Production = agriculture
2. Transformation = industrie agroalimentaire et distribution
3. Préparation = arts de la table, restauration

L’agriculture comporte des techniques encore expérimentales (cf. la sécurité alimentaire). Par exemple, la crise de la vache folle a été déclenchée après une décision politique de réduire la température de chauffage des incinérateurs (de 120 à 80°C).

La première force d’un pays, c’est d’avoir à manger.

Repères historiques :

  • 12e millénaire avant JC : révolution néolithique.
  • 8e millénaire avant JC : maîtrise progressive de l’agriculture qui prend sa source dans l’Est de la Turquie (Caucase). Débuts de la domestication. N.B. : le passage à l’agriculture permet de multiplier la densité d’habitants au mètre carré. En quelques milliers d’années, la révolution agricole a permis de passer d’un habitat de moins d’un habitant par km² à quelques habitants par km². Il s’agit d’une révolution considérable et le rapport entre une société primitive et une société agricole est de 1 pour 100.
  • Jusqu’au 1er millénaire avant JC (fin de l’Empire Egyptien) : perfectionnement constant de l’outillage : araire (outil pour remuer la terre), bêche, … Durant cette période, il n’y a pas dévolution majeure en matière de conservation (salage, froid…). Le premier traité agricole est apparu à Carthage vers 300 avant JC. Ce traité prouve l’existence d’une technique agricole assez élaborée.
  • XIe siècle : nouvelle révolution agricole. Apparition du collier d’épaule, du cheval, de l’assolement triennal, du ferrage des chevaux, de la charrue, développement du moulin à eau et du moulin à vent. Au 11e siècle, l’utilisation de la charrue se généralise (elle est pourtant connue depuis l’époque romaine). La charrue permet d’augmenter la production agricole et de ce fait la densité de population.
  • XVIe siècle : apparition de nouvelles plantes américaines (dont le maïs,…)
  • XIXe siècle : mécanisation de l’agriculture (révolution importante). Conservation et transport des denrées (fin des famines locales). A noter : l’utilisation d’une moissonneuse fait économiser le travail de 35 personnes. Une main d’œuvre considérable est ainsi libérée et va pouvoir faire autre chose en terme économique (travail en usine,…).
  • XXe siècle : développement des engrais phytosanitaires. Des sols peu riches peuvent alors être utilisés (ex. : développement de la culture du blé en Champagne). Apparition des biotechnologies : hybridation du maïs, du blé,… dans le but d’obtenir une meilleure productivité, une meilleure résistance… ; manipulations génétiques (OGM) ; productions hors-sol (serres, étables,…) : affranchissement des conditions climatiques.

Toute l’évolution technique consiste à travailler moins. L’accroissement du volume et de la sécurité est ce qui tire le développement de l’agriculture.

Grandes tendances :

  • Sécurité (alimentaire) au sens de volume : la qualité devient alors secondaire.
  • Uniformisation de l’alimentations : les modes alimentaires deviennent internationales (ex. : McDonalds). Les habitudes culinaires franchissent les frontières, ce qui n’était pas le cas avant le 20e siècle.
  • Naissance de la diététique : conséquence de la suralimentation.

Cartographie, géolocalisation, localisation, hyperlocal… Ma mère n’y comprend plus rien. Et moi non plus finalement.

1. La cartographie, je vois bien.

Si je ne m’abuse va servir de support à tout le reste. Car pour savoir où on se trouve sur une carte, savoir quel est le trajet d’un point A à un point B il faut… une carte. Là comme ça, un nom qui me vient : l’Institut Géographique National, dont une des missions est de produire de jolies cartes 1/25.000 (1 cm = 250 mètres), lesquelles seront achetées par de gentils scouts avides de randonnée, la fleur au chapeau. On pourrait évoquer aussi bien TeleAtlas qui – comme c’est indiqué sur son site – est l’un des plus grands fournisseurs mondiaux de cartes numériques et de contenu géographique dynamique destinés à une multitude de produits, d’applications et de services dans les secteurs de la navigation, la géolocalisation et les produits géospatiaux.

La cartographie, c’est fait. Il s’agit donc des acteurs qui photographient, mesurent, tracent, dessinent les cartes et colorient les cours d’eau en bleu.

2. La géolocalisation à présent…

L’encyclopédie e-business du Journal du Net nous dit ceci : A l’origine dans le contexte de l’utilisation d’appareils mobiles, comme les téléphones cellulaires, il s’agit d’un ensemble de techniques qui permettent de déterminer leur position géographique, à partir des ondes radio qu’ils émettent. Mais les applications de géolocalisation vont aujourd’hui beaucoup plus loin. On développe notamment des services dits de « proximité » basés sur la localisation géographique des clients. On peut ainsi proposer des services personnalisés à forte valeur ajoutée : informations touristiques ou météorologiques, jeux, navigation routières, etc. Enfin, la géolocalisation est également utile en matière de balise de détresse ou de surveillance policière.

Que faut-il en retenir ? Tout d’abord que la géolocalisation, c’est définir où l’on se trouve. Puis éventuellement, si l’on est un peu parano, c’est un moyen de fliquer le citoyen lambda en traçant ses mouvements.

Où sommes-nous ? D’où venons-nous ? Où allons-nous ? Enfin bref, comment ça fonctionne… ?

GPS, ça parle à quelqu’un ? Il s’agit du Global Positionning System, soit le principal système de positionnement mondial opérationnel. Ce projet, mis en oeuvre par nos amis les Américains, se destinait à l’origine aux forces armées de l’Oncle Sam. Je jette un voile pudique sur le fait que le GPS repose sur le système géodésique WGS84 (la référence universelle en matière de cartographie parait-il…).

Le GPS fonctionne grâce à un réseau de satellites artificiels. Grosso modo, ces derniers émettent un signal indiquant l’heure et leur position. Un récepteur GPS, en captant le signal d’au moins quatre satellites, calculera sa distance par rapport à eux, pour in fine se situer sur le globe, après une précision de 50-100 mètres.

Le système GPS a connu ces dernières années un essor fulgurant dans le domaine civil : randonnée, navigation maritime, navigation routière,… Pour l’anecdote, un système européen, Galileo, devrait être opérationnel à l’horizon 2010-2012.

S’agissant des terminaux, nous sommes passés de balises uniquement les données de latitude, longitude et d’altitude aux boitiers que beaucoup d’entre nous ventousent à leur pare-brise. Il parait même que les plus geeks d’entre nous collectionneraient les GPS (un TomTom, un PDA et un téléphone mobile tous deux dotés d’une puce et d’une antenne GPS)…

3. La cartographie, c’est bon. La géolocalisation,j’ai vaguement compris qu’il s’agissait de repérer où se trouvait le récepteur grâce à une savante triangulation, bla bla bla… Mais Mappy, Géoportail, Google Maps, c’est quoi alors ? C’est pas de la géolocalisation ?

Bah là Maman (oui, souvenez-vous, je tente d’expliquer tout ce bazar à la Reine Mère, sans moi-même être un expert), ça va un peu se compliquer… On va surtout parler de Google Maps, ok ?

Google Maps, c’est un service de cartographie et de vue aérienne, accessible sur Internet. Google Maps permet de zoomer jusqu’à apercevoir notre rue (si si !). Deux types de cartes sont disponibles : un plan classique indiquant les noms des rues, des villes,… et un plan en image satellite.

Donc, Google Maps, c’est davantage un service de localisation que de géolocalisation… permettant par exemple de rechercher une adresse.

Mais pourquoi parle-t-on tant de géolocalisation alors ? A vrai dire, je pense qu’il s’agit d’un abus de langage pour finalement évoquer la cartographie.

4. La cartographie – version Google – a révolutionné le web

Le succès de Google Maps a été très rapide dans la mesure où le moteur de recherche a laissé la possibilité aux développeurs tiers de proposer des applications composites : les mashups. Un mashup est une application web qui combine du contenu provenant de plusieurs sites Web. C’est ainsi qu’est née par exemple à l’occasion des dernières Présidentielles la carte des lieux visités par Ségolène Royal.

Ce sont les mashups qui ont installé Google Maps comme la référence en matière de cartographie en ligne.

5. Quelques exemples de mashups….

  • la Blogbox de Voozici

Elle permet d’afficher Voozici sur son blog. Il faut au préalable sélectionner une ville, la taille de la blogbox, puis enfin copier-coller le code fourni dans la page pour faire apparaitre la blogbox.

 

  • Voozici : site de partage d’avis sur les commerces et services locaux

  • Justacote : site de partage d’avis sur les commerces et services

  • Immobilier des particuliers : site d’annonces immobilières

  • Frappr [eng] : un des 1ers, réseau social, animation de groupes autour d’un thème

  • Pages brocantes : géolocalisation des brocanteurs

  • Trivop : site de présentation vidéos des hôtels et restaurants

  • Artscape : les événèments culturels à Paris

  • Navitia : calcul d’itinéraires (Paris, Pays de Loire, Brest, …)

  • Localiz : géolocalisation d’objets ebay

  • Salle de Concerts sur Paris (directement sur Google Maps)

Mais dis-moi, fils, tu avais évoqué l’hyperlocal au début de notre discussion. So what ? (oui, dans mes billets, ma mère est bilingue).

Et bien l’hyperlocal, c’est… l’occasion d’un prochain déjeuner dominical pour évoquer le sujet ! 🙂

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