Je suis amateur de whisky. Je ne réussis pas encore à me considérer comme un connaisseur. Je possède néanmois quelques belles bouteilles.

Certaines agences sont au courant de mon intérêt pour les single malt et les blends et, pour cette raison, j’ai eu la chance (vous comprendrez plus loin pourquoi je parle de chance) d’être invité hier à venir découvrir et déguster plusieurs whiskys Glenlivet.

Je me suis donc rendu (avec plaisir) au Cigar Bar de la Maison des Champs-Elysées.
(note pour moi-même : il faudra que j’essaie ce fumoir à l’occasion)

The Cigar Bar Maison des Champs Elysées

The Glenlivet ?

The Glenlivet distillerie

Jusqu’alors, je ne connaissais pas du tout cette marque (à la stupeur de la chef de produit et de l’ambassadeur de la marque). J’ai naturellement présenté mes plus plates excuses pour cette (énorme) lacune, soulignant que mon « dealer » officiel n’en proposait pas dans son rayonnage.

The Glenlivet est une distillerie du Speyside près de Ballindalloch dans le Moray, en Écosse. Bien que cette distillerie ne soit pas la plus ancienne d’Écosse, sa réputation vient de ce qu’elle est considérée comme « le single malt qui a tout démarré ». (source : Wikipedia). Je vous invite à découvrir l’histoire de cette distillerie sur la page Wikipedia qui lui est consacrée.

 La dégustation…

Arrivé au Cigar Bar, j’ai été présenté à Key Lindsay, l’ambassadeur de la marque. Un écossais pur jus (comme mon lointain tonton Duncan #truestory). J’ai un seul regret néanmoins, il était en costume… mais pas traditionnel…

Avant que la dégustation ne débute, j’ai eu le plaisir de discuter avec Key (qui a pardonné mon ignorance quant à The Glenlivet). Confortablement installé dans un fauteuil club, devant quatre verres, la dégustation commence…

The Glenlivet dégustation

The Glenlivet NadurraThe Glenlivet Nadurra

Nous avons démarré avec le Nadurra, un single malt 16 ans. Ce whisky a deux particularités : Non-Chill Filtered et Natural Cask Strenght. A l’inverse de la plupart des whiskys, il n’est pas filtré à froid, mais à température ambiante. Enfin, Key Lindsay nous a expliqué que le nom Nadurra signifie « naturel » en gaëlique. En effet, le vieillissement du Nadurra se fait dans des fûts de chêne blanc américain de premier remplissage (comprendre : ces fûts n’ont reçu qu’un seul bourbon).

[box type= »note » ]Pour la « fiche technique » :
Robe : jaune or.
Nez : combinaison d’arômes floraux et délicatement épicés, rehaussés de notes subtiles de chêne grillé.
Bouche : fruits rouges, fleurs miellées.
Finale : Longue note de chêne sec aux accents de gingembre et de noisette.[/box]

Allongé avec une mesure d’eau, le Nadurra révèle une certaine onctuosité en bouche, avec quelques notes épicées.

The Glenlivet 18 ans

The Glenlivet 18 ans

Nous avons ensuite continué notre « voyage » en terre d’Ecosse avec le Glenlivet 18 ans. Plus fin, ce single malt révèle des notees florales et épicées. Comme l’a souligné Key Lindsay, c’est un whisky qui a été plusieurs fois primé. C’est mérité.

[box type= »note » ]Pour la fiche technique ;
Robe : Or profond.
Nez : Floral avec de la douceur, légèrement marqué par les épices.
Bouche : Florale, évoluant sur le fruit.
Finale : Des notes acidulées avec de la longueur.[/box]

C’est un très bon whisky. Néanmoins, hier, entre ce single malt et le précédent, j’ai préféré le Nadurra.

The Glenlivet 21 ans

The Glenlivet 21 ans

Avant de découvrir The Glenlivet Alpha, j’ai fait la connaissance du Glenlivet 21 ans. Ce n’est pas mon préféré. A la différence du vin, la valeur n’attend pas forcément le nombre des années (j’en ai fait l’expérience avec d’autres distilleries…). Attention, c’est un très bon whisky, lui aussi plusieurs fois récompensé (médaille d’or du meilleur Single Malt Speyside de 21 ans, lors de l’International Wine and Spirits Competition en 2004 et 2005). Pour vieillir un whisky pendant 21 ans, la qualité des fûts doit être optimale. Pour ce 21 ans, les fûts proviennent de  l’assemblage de quelques fûts ayant contenu du Bourbon et du Xérès.

[box type= »note » ]Pour la fiche technique :
Robe : orange à reflets dorés.
Au nez : souple et fruité. Marqué par le chêne, avec ses notes pâtissières d’amande et de baba au rhum. Evolue sur l’ananas et l’acidulé des fruits de la passion.
En bouche : onctueuse et ferme. Vanillée sur fond de notes anisées, elle se développe sur le cassis et les épices (poivre). Une typicité qui rappelle certains whiskeys irlandais.
La finale : fraîche et gourmande, évoquant la torréfaction (café au lait) et le chêne (beurre), ainsi que les fruits exotiques (mangue, ananas).[/box]

The Glenlivet Alpha

Ah… c’est maintenant l’instant de vérité. The moment of truth. Petite fierté personnelle, j’ai fait partie des rares privilégiés qui ont pu déguster The Glenlivet Alpha en avant-première mondiale. C’est peut-être un détail pour vous… (bon j’arrête). Tout d’abord, alors que vous venez (peut-être) de découvrir plusieurs whiskys et leur « fiche technique », sachez que rien ne sera révélé sur The Glenlivet Alpha avant le 4 juin. Nous n’avons donc rien appris sur le type de fûts utilisés, la durée de vieillissement,… Alors que Key Lindsay nous a « raconté » plusieurs whiskys (robe, nez, bouche, finale), c’est désormais à chaque participant de se faire une idée de The Glenlivet Alpha.

Je ne sais pas si on distingue bien la bouteille en photo ci-dessous, mais elle est totalement opaque. C’est la bouteille qui sera commercialisée à 3350 exemplaires dans le monde et 240 bouteilles en France. Aucune indication visuelle ne filtre. Confidentialité et rareté sont les maîtres mots de ce « whisky mystère ». Confidentialité car (chose intéressante) aucune indication ne figure sur la bouteille (type de fûts, notes de dégustation ou indice d’âge) et l’opacité de la bouteille ne dévoile rien de sa robe. Aujourd’hui, hormis le Maître-Distillateur, Alan Winchester, seuls quelques élus connaissent les secret de sa fabrication.

Rareté ensuite car comme je l’écrivais plus haut, seules 240 bouteilles seront commercialisées en France (au prix de 90 euros environ, ce qui est plutôt raisonnable pour une telle édition limitée).

The Glenlivet Alpha

Côté dégustation, c’est tout à fait intéressant de n’avoir aucune information. Cela laisse tout un chacun trouver les notes. Et ce qu’il y a de bien avec le whisky, c’est qu’il n’y a pas de mauvaise réponse. Un amateur y verra des notes fruitées, quand un autre aura plutôt des notes de cuir ou d’épices. Je tire mon chapeau à The Glenlivet car je trouve l’initiative tout à fait intéressante. Ne rien communiquer sur The Glenlivet Alpha, c’est laisser libre-court à l’interprétation de chacun. Pour ne pas t’influencer, ô toi le Voyageur des internets amateur de single malt, je ne dirai rien sur ce breuvage. Sache juste que c’est un un bon whisky (mais pas mon préféré lors de la dégustation).

J’espère pouvoir m’en procurer une bouteille (The Glenlivet Alpha sera disponible chez certains cavistes et à La Grande Epicerie), car même si je l’ai moins apprécié, j’aurai plaisir à le proposer à mes invités lors de nos dégustations privées 🙂 Et j’ai surtout hâte d’en apprendre un peu plus début juin…

L’ABUS D’ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA CONSOMMATION. A CONSOMMER AVEC MODERATION