J’ai commencé à fumer à 18 ans. Alors que j’aurais pu être influencé bien avant par mes petits camarades de collège ou de lycée, j’ai attendu d’être majeur pour m’y mettre. Comme quoi, on est influençable à tout âge.
Je me suis mis à fumer alors que j’étais chef scout (bah ouais). A l’époque, j’étais jeune et beau… et le seul non fumeur ou presque. Résultat, pour être encore plus cool que je ne l’étais, je me suis mis à sucer des cancerettes. Est-ce que cela renforçait ma rebellitude ? Est-ce que cela faisait de moi un jeune éphèbe plus attirant ? Je ne saurais répondre à cette question sans qu’on me reproche de me vanter. Le fait est que je me suis mis à fumer pour faire comme les nymphettes personnes avec qui j’encadrais des jeunes à l’époque.
Cela a duré environ une dizaine d’années. De quelques cigarettes par jour jusqu’à un paquet consommé quotidiennement. De la clope au moment du café, à la quinte de toux en te levant pendant que tes mains cherchent le paquet de tiges posé non loin de ta table de nuit. Les premiers temps, ça allait. J’étais en couple avec une super meuf (que certains connaissent puisque c’est mon épouse et la mère de miniteuteu). Puis, ma dulcinée s’est arrêtée de fumer sur les conseils de son médecin. Et moi, j’ai continué de lui polluer la vie avec mes clopes…
J’ai essayé d’arrêter de fumer. Une fois. Puis deux. Et encore quelques fois. Sans « béquille » et sans succès. Quand tu te lèves à 3h du mat’ pour aller faire les poussières sur tes étagères au bout de 24 heures d’arrêt… même la plus compréhensive des moitiés te dit que peut-être tu pourrais reprendre…
Et puis un jour, la quinte de toux du matin et le souffle court aidant, j’ai décidé d’arrêter. Alors, j’ai plus ou moins prévenu tout le monde : dans deux mois, après le réveillon du jour de l’an, j’arrête. C’est comme cela qu’en octobre, je suis allé chez le pharmacien acheter ma boite de patchs à la nicotine. J’ai continué sur ma lancée d’un paquet par jour en fixant cette boite de patchs laissée bien en évidence à chaque bouffée inhalée.
Et puis le 31 décembre il y a quelques années, les douze coups de minuit approchant, en me rappelant cette bonne résolution, j’ai allumé ma dernière cigarette.
Cela n’a pas été facile. Les patchs m’ont aidé. Chaque jour était une victoire (industrie du tabac tu m’auras pas). Alors, j’ai un peu ramassé et ce corps d’Apollon s’est petit à petit arrondi. Une petite dizaine de kilos est venue s’installer, mais bon… j’avais arrêter de fumer.
A l’époque, il n’était pas encore question de cigarettes électroniques. Ou du moins, je n’en avais pas forcément entendu parler. Je vois aujourd’hui de plus en plus de personnes tirer sur une cigarette sans que celle-ci ne se consume. Est-ce parce que le prix du paquet de tiges devient exorbitant ou parce que mes congénères ont pris conscience que ce petit plaisir les consume que beaucoup (pas tous) réfléchissent de plus en plus sérieusement à arrêter ?
(j’ai oublié de vous dire que j’ai aussi lu le bouquin d’Allen Carr qui selon la légende te fait arrêter le tabac rien qu’en le lisant. C’est pas totalement faux).
Après quelques années, la clope me manque de temps en temps. Après un bon repas, lors d’une soirée entre amis. Si vraiment j’avais la volonté de me remettre à fumer (clin d’oeil au sketch de Gad Elmaleh sur le sujet), je crois que je ferais l’acquisition d’une cigarette électronique.
J’ai déjeuné avec une amie récemment et lors de la discussion, elle m’avoue travaillé pour un fabriquant de e-cigarettes. L’occasion est trop belle. Je la supplie de plaider ma cause auprès de son client en lui promettant (croix de bois, crois de fer,…) de faire sérieusement le test d’un modèle sans nicotine.
Quelques jours plus tard, je reçois un pli au bureau dans lequel je découvre deux vraies/fausses cigarettes. Gentil garçon, j’en offre une à l’assistante qui souhaite vivement que son compagnon arrête le tabac. Je garde l’autre pour la tester…
Non, je ne rentrerai pas dans un tabac pour acheter des cigarettes. Je vais me contenter de faire le kéké avec ma vraie/fausse cigarette sans nicotine. Depuis le temps, mon organisme ne m’intime pas l’ordre de recevoir sa dose. Je sors la cigarette de son emballage. Je l’approche de mes lèvres.
Je tire quelques bouffées sur cette cigarette (sans inhaler la fumée, ayant perdu ce réflexe). C’est rigolo. Et puis, fenêtres fermées dans le bureau, cela ne dérange personne. Cela fait presque rire les gens de me voir, clope au bec, recracher de la vapeur par le nez.
Et oui Bobby, avec une cigarette électronique, plus précisément avec une Ecig Arrete, tu n’es pas un fumeur mais un vapoteur. Alors je vapote. Si à l’époque j’avais eu la même chose… l’arrêt tabagique aurait peut-être été plus simple.
[quote_center]Pour la petite histoire…[/quote_center]
Le site Ecig Arrete a été lancé par de jeunes entrepreneurs frenchies qui en avaient marre de ne rien comprendre à la cigarette électronique ! Ils ont donc décidé de lancer un site simple et ergonomique, qui, contrairement à de nombreux autres sites, a choisi de ne vendre qu’un seul modèle de e-cigarette rechargeable, jugeant qu’il était le mieux adapté à tout type de fumeur.
Ecig Arrete est un site quasi mono-produit, proposant un modèle jetable et un modèle rechargeable dernière génération qui s’adapte à tout type de fumeur : le modèle eGo-T. Moi, pour mégoter, j’ai demandé expressément un modèle sans nicotine. Je suis devenu un vapoteur (occasionnel).
Ils ont également rédigé un guide pour les nuls qui, comme moi, souhaitent arrêter mais qui s’y perdent dans l’offre d’adjuvants anti-tabac. Si jamais vous êtes arrivés sur cette note depuis Google en cherchant un moyen d’arrêter de fumer, je vous invite à consulter leur blog. Je vous invite également à consulter le guide-la-ecig-pour-les-nuls dans lequel vous trouverez toutes les infos utiles.
Je vais continuer à vapoter lors de soirées entre amis (ça va en étonner plus d’un de me voir avec une -fausse- cigarette au bec). Et puis bon… même si en arrêtant de fumer, vous prenez quelques kilos, il sera toujours temps de prendre une carte au Club Med Gym pour aller faire un peu de rameur.
One Comment
Le problème que j’ai rencontré quand j’ai commencé la e-cigarette c’est que je ne m’y retrouvais plus avec tous les modèles, les différents systèmes. J’ai quand même trouvé un petit dico qui m’a permis de tout comprendre (presque tout) : vapoteur
C’est plutôt une bonne béquille quand on débute.