Mercredi dernier, j’ai pris rendez-vous avec Nicolas et Caroline pour aller manger éthiopien (pas de mauvaise blague s’il vous plait). J’ai découvert la bouffe éthiopienne il y a un moment quand un ami (Philippe) nous y a trainé un soir de loose (comprendre : on était une douzaine, on avait pas réservé le resto, c’était un samedi soir… et il faisait froid dehors).

Marie et moi nous étions donc retrouvés attablés au Ethio Lalibela, un resto qui a malheureusement fermé depuis (je l’ai découvert récemment quand j’ai été pris d’une éthiopite aigüe). Je me souviens en être sorti repus, un peu rond, mais surtout avec une chaleur diffuse s’échappant de ma bouche, conséquence d’une main un peu trop lourde en cuisine sur les épices.

La bouffe éthiopienne (attention, je ne vais parler que de ce que je connais) se déguste avec les doigts. Il faut absolument découvrir le « beyayennatou« , qui est un plat « découverte » de l’Éthiopie. C’est également l’occasion de partager un plat avec ses amis. Car le beyayennatou est servi dans un grand plat à partager. Les différents mets reposent sur une galette « injéra ».

Mode d’emploi :

Avec sa main droite (la gauche est impure…), on prend un morceau d’injéra avec lequel on se sert des différents plats.

Dans le beyayennatou, on retrouve de la  salade, des pois cassés, des épinards, du chou blanc, des lentilles, du ragoût de boeuf, un oeuf dur (attention, c’est souvent lui le plus épicé), du poulet. Selon l’endroit où l’on le déguste, les différents plats peuvent changer.

JE VEUX MON BEYAYENNATOU !

Direction Google pour chercher un remplaçant digne de ce nom au regretté Ethio Lalibela. Je recherche donc quelques avis sur le web, mais cherche également un resto plutôt central. Mon choix s’arrête sur le Habesha situé au 19, rue copreaux dans le quinzième arrondissement (de Paris).

Arrivés à 13h00, nous sommes les seuls à déjeuner dans ce (tout) petit restaurant. Nous prenons place autour d’un mesob, une table circulaire traditionnelle, confortablement assis sur des tabourets (tout aussi traditionnels).

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L’accueil est chaleureux et nous commandons des bières éthiopiennes pour attendre le retardataire :)Nous commandons, devinez quoi… un beyayennatou. [ellipse temporelle. NoteDuBlogueur : la préparation est en générale assez longue. Oubliez l’éthiopien pour une pause déjeuner, à moins que vous ne profitiez d’une « pause déjeuner Millenium »].

C’est bon mais pas assez épicé à mon goût, je serai bien sorti de là la langue dans la poche (NoteDuBlogueur2:  mais qu’est ce que c’est que cette expression ?].Je suis satisfait, j’ai bien mangé. Après le café (traditionnel), nous réglons (ce n’était pas une opé blogueurs, nous avons du sortir notre argent, rendez-vous compte !). 16€ le plat, 4€ la bière. Ce n’est pas excessif comme tarif.

Ma petite conclusion (en forme de critique pour la patronne) :

C’était BON ! et j’adore la sortie du resto, quand malgré le lavage de main intensif, on peut encore humer les plats qu’on a mangé en approchant la main de son nez). Seule remarque : il faudrait que ce soit un poil plus copieux la prochaine fois car là le « plat découverte » faisait un peu figure de « plat-échantillon (pas) gratuit ».

What’s next :

Je suis en perpétuelle étude de marché sur les pizzas Quatre Fromages et les Chirachis de saumon. Je vais m’autoformer sur le beyayennatou pour compléter mon expertise. Prochaine cible : le Ménélik dans le XVIIème arrondissement.

D’ailleurs, si ça branche quelqu’un de m’accompagner lors de ma visite dans ce restaurant…